2006/01/25

Pandora et le Music Genome Project

Il y a quelques années, Tim Westergen entama The Music Genome Project. L'idée étant de caractériser les morceaux de musiques à travers 400 critères objectifs, qui donnent une sorte de carte génétique du morceau.

Pendant plusieurs années ils ont donc ainsi caractérisé plusieurs centaines de milliers de morceaux. Aujourd'hui à partir de cette base d'information ils nous offrent un service intéressant : Pandora. Pandora vous permet de créer votre propre programme radio sur Internet.

Il suffit d'entrer un titre ou un artiste pour que Pandora fasse une sélection de morceaux similaires à l'aide de la carte génétique de ce titre ou des titres de cet artiste.
Vous pouvez bien sur entrer plusieurs titres et/ou artistes pour avoir une sélection plus variée. Ensuite les titres joués sur votre radio s'affichent et vous pouvez indiquer ceux que vous aimez et ceux que vous n'aimez pas, pour influencer la fréquence de ce type de morceaux sur votre radio.

Le résultat est intéressant et mérite d'aller y faire un tour.

2006/01/18

L'Alliance Public-Artistes défend la licence globale

L'Alliance Public-Artistes publié une intéressante liste des réponses aux 10 fausses idées sur la licence globale. Cette liste est disponible en PDF et a été reprise sur audioblog.fr. A lire même quand on n'est pas un partisan acharné de la licence globale, car ça montre que c'est une des rares propositions vraiment travaillée.

2006/01/08

Deux analyses intéressantes sur les médias et l'internet

Je vous conseille deux articles qui m'ont paru sortir un peu de la jérémiade et de la langue de bois du lobby des médias, et donner des éléments rationnels pour comprendre les changements que l'ère de l'Internet apporte au business model des médias:

2006/01/04

Le seul problème avec iTMS c'est leur DRM !

Je suis un fervent utilisateur d'iPod et d'iTMS, et je sais gré à Apple d'avoir démontré ce que les majors s'étaient évertués à nier en mettant la tête dans le sable : il y a un marché pour le téléchargement légal ! Bien sûr il faut être un tantinet innovant et allier le service, un prix attractif, et une palette de contenu acceptable pour que ça marche. Mais c'est possible.

Malheureusement Apple a dû être obligé d'utiliser un sytème de protection, de DRM, pour convaincre les majors de le laisser tester ce marché. Evidemment ce n'est pas sans problème. C'est même mon seul problème avec iTunes et iTMS : de temps en temps sans prévenir, iTunes décide que mon ordinateur n'a plus le droit de lire les morceaux que j'ai acheté !!! Et du coup pire encore, il ne les transfère plus sur mon iPod ce qui fait que je pars avec sur mon iPod uniquement les CD que j'ai rippés et aucun des morceaux légalement téléchargés !!!!

Si ça c'est fait pour favoriser le téléchargement légal, moi je suis pape. Au bout d'un moment je vais finir par reconvertir en MP3 déprotégés tous ces morceaux que j'ai acquis légalement car je commence à en avoir ras la casquette de ces conneries.

Donc petit rappel à l'usage des majors et autres lobbyistes : quand je télécharge légalement un morceaux je veux pouvoir l'écouter sur tous mes ordinateurs, tous mes iPod et autre Palms, et c'est mon droit. Je refuse d'abdiquer ce droit pour quelque raison que ce soit. Aujourd'hui aucun système de DRM que je connais ne préserve ce droit. Etonnez vous si vous êtes les premiers le dos au mur quand viendra la révolution... (comme le prédisait le Guide du Routard Galactique de feu Douglas Adams).

2006/01/03

Le P2P c'est le 45 tour du XXIème siècle !

Mon père me faisait récemment et judicieusement la remarque suivante : quand il était jeune, avec ses copains, ils se réunissaient pour écouter ensemble le 45 tour que l'un deux avait acheté. Dans certains cas ils achetaient plutôt la partition pour la chanter ou la jouer ensemble.

Au XXIème siècle le P2P est l'équivalent de cet attroupement autour d'un mange-disque et d'un 45 tours. Car c'est le moyen de partager de la musique avec ses amis. Et ce n'est pas parce que vous aviez écouté le 45 tours de votre copain que vous deviez pour autant dû l'acheter !

Les moyens de communication modernes nous permettent de ne plus être limités dans l'espace pour communiquer, et on peut avoir des potes à l'autre bout du monde avec lesquels on communique tous les jours par email, chat ou skype. Pour partager un moment musical avec eux, une ambiance, comment faire sinon utiliser le P2P ? Pourquoi accepter de ne plus pouvoir faire au XXIème siècle ce que nos parents faisaient avec la technologie de l'époque il y a 50 ans ?

Il est absurde et malhonnête de considérer que tout téléchargement en P2P est une vente qui échape au système, et pour plusieurs bonnes raisons :

  • comme la copie est le seul moyen de transporter une oeuvre numérique d'un appareil à l'autre, beaucoup de téléchargements sont en fait équivalents à transporter un 45 T d'un mange-disque à un autre, ou une cassette d'un lecteur de salon à un autoradio. Ces téléchargements par des ayant-droits ne devraient donc jamais générer de revenu
  • dans la même idée, une vaste proportion des morceaux téléchargés, est écoutée au plus une fois pour "voir", et plus jamais ensuite car ça ne plait pas ou au contraire car ça plait et que du coup le CD a été acheté. C'est donc une utilisation comparable à la diffusion radio, avec ces émissions à dédicace où on peut demander à la radio de jouer un morceau particulier...
  • enfin et surtout, comme il y a 50 ans la bande de copains de mon père, la vaste majorité des utilisateurs de P2P n'a pas les moyen d'acheter l'oeuvre, donc dans tous les cas il ne peut pas y avoir de revenus correspondants : ce n'est pas parce qu'il y a une demande qu'elle est solvable. S'ils ne peuvent pas accéder à une oeuvre en P2P ils l'enregistreront quand elle passera à la radio, comme avant... et cela génèrera beaucoup de frustrations pour tout le monde et de revenus pour personne.
Donc tous ceux qui crient à la mort de la création et des artistes si on légalisent les téléchargements sont des menteurs. Les créateurs seront toujours là car toujours supportés par leurs fans. Les maisons de disques c'est autre chose, car ils n'ont pas beaucoup de fans, donc pour survivre il va falloir qu'ils se mettent à rendre de véritables services aux consommateurs...

C'est vrai que c'est dûr quand on n'a pas l'habitude...